| Coup de gueule
Le matin en nettoyant les boxes ou en allant courir dans la campagne avec mes chiens, je cogite ... Voila, dans le désordre, des réflexions pas "politiquement correctes" et les raisons pour lesquelles j'aime les golden et les flat-coated, et pourquoi, contre vents et marées, j'élève. Je n'aime pas les chiens "2 places" avec les yeux dans les coins. Savent-ils, peuvent-ils encore porter un faisan sans piquer du nez ? Je n'aime pas ces éleveurs de pacotille à la mémoire un peu trop courte, seulement capables de critiquer ou d'insulter et dont on attend avec impatience la naissance des premiers chiots. Je n'aime pas non plus ces éleveurs peu scrupuleux qui voient dans une portée une façon rapide de payer les factures ou les vacances. Je n'aime pas les gens qui téléphonent et demandent "Vous faites du golden ? C'est combien ?". Je n'aiment pas ceux qui disent "A ce prix là, je préfère acheter un écran plat" ! Ils ne méritent pas d'avoir un chiot né chez moi ! Je n'aime pas ceux qui revendiquent une filiation ou une amitié avec Marie-Noëlle Terlinden mais qui ne respectent ni sa mémoire, ni son travail.
J'élève et c'est un travail à plein temps. Choisir le parfait étalon pour une femelle est long et difficile. Je garde toujours à l'esprit la notion "d'amélioration de la race". Les chiots doivent être mieux que leurs deux parents réunis. Sélectionner un chiot sur une portée est risqué, c'est un pari sur l'avenir et on ne peut pas se permettre de perdre. Un chiot mâle doit être "fait en père", au même titre qu'une femelle doit être "taillée en mère". Le système d'expositions et de field-trials laisse croire que tous les chiens sont des reproducteurs et que tout propriétaire peut s'inventer éleveur. Comment reconnaitre un beau chien ? C'est celui qui vous provoque un coup au coeur. Qu'est-ce qu'un "bon" chien ? C'est un chien équilibré, avec le quart de son poids dans chacune de ses pattes... Je cherche à obtenir les deux. Je remercie ceux qui aiment mes chiens, ceux qui m'ont fait confiance, ceux qui m'appellent pour me dire que grâce à leur chiot, la vie est plus belle. Et puis il y a ma famille de coeur : Je remercie Alexia Kammenou pour sa confiance, pour tout ce que je ne sais pas dire mais avec qui on continue l'histoire. Merci à Serge Motillon et Rémy Priou pour leur amitié, si rare dans ce milieu, pour le regard qu'ils ont posé sur mes chiens, pour leur aide et leur soutien. Christine Boulot qui trace son chemin d'éleveur sans s'occuper des modes, qui est toujours là et qui maitrise tellement bien la technique du "coup de pied aux fesses"... J'étais, je suis, je reste une inconditionnelle du travail de Marie-Noelle Terlinden. C'était mon amie, ma mère, ma soeur et mon maitre.
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